Centre d'Information sur les Institutions Européennes

Centre d'Information sur les Institutions Européennes (CIIE)

L’action de l’Union européenne face au Covid-19

Le COVID-19 est une maladie causée par un nouveau type de coronavirus (le SARS-CoV-2). Il a été identifié pour la première fois en Chine en décembre 2019. Un foyer épidémique de COVID-19 est apparu dans la ville chinoise de Wuhan et s’est étendu dans le monde.

Fin janvier, le continent européen ne recensait que huit cas déclarés de malades du Covid-19. À la fin du mois de février 2020, l’Italie a fait état d’une forte augmentation du nombre de cas de COVID-19, principalement dans le Nord du pays. La plupart des autres États membres de l’UE ont commencé à signaler des cas de personnes infectées. En mars 2020, tous les États membres de l’UE avaient signalé des cas de COVID-19. Depuis, le nombre de cas n’a cessé d’augmenter.

Même si les 27 Etats de l’Union sont touchés par le Coronavirus, ils ne sont pas affectés de la même manière. L’Italie, la France et l’Espagne sont les plus impactés. Face à cette crise majeure, l’Union européenne a pris des mesures et la coordination des Etats membres, essentielle à la lutte contre la propagation du virus, se met en place progressivement.

Très rapidement une question s’est posée que fait et que peut faire l’Union européenne face à cette crise ?

Quelles sont les compétences de l’Union européenne pour faire face au Coronavirus ? 

Quelques points importants : 

  • L’UE n’agit que dans la limite des compétences qui lui sont attribuées par les traités.
  • L’UE a des compétences dans le domaine de la santé, mais elle ne dispose que d’une compétence d’appui qui s’attache notamment à soutenir, coordonner ou compléter les actions des Etats.
  • L’UE joue toutefois un rôle important  dans l’amélioration de la santé publique, la prévention et la gestion des maladies, l’atténuation des sources de danger pour la santé humaine et l’harmonisation des stratégies des États membres en matière de santé publique.
  • L’UE dispose d’autres outils (budget, recherche, marché intérieur, Schengen, ou autres mécanismes…) pour intervenir face à la crise actuelle.

Les réponses de l’Union européenne

  • Rapatriement de plus de 50 000 citoyens européens
    Les États membres de l’UE ont conjugué leurs efforts pour fournir un soutien consulaire aux citoyens de l’UE se trouvant dans des pays hors UE et les rapatrier. À la mi-avril, l’effort de rapatriement coordonné avec le soutien de l’UE concerne près d’un demi-million de citoyens. 52 000  ont été directement rapatriés grâce au mécanisme de protection civile de l’UE.

  • Des fonds pour la recherche de vaccins et les nouveaux traitements 
    Plus de 380 millions d’euros ont été mobilisés pour mettre au point des vaccins, de nouveaux traitements, des tests de dépistage et des systèmes médicaux dans le but d’empêcher la propagation du coronavirus et de sauver des vies.

  • Création d’une réserve européenne de matériel médical
    Matériel médical et de protection RescEU
    Photo EC – Piero Cruciatti
    300 millions d’euros ont été alloués à RescEU pour alimenter la réserve commune de matériel.  L’initiative RescEU aide à garantir l’approvisionnement en équipements vitaux, des respirateurs aux équipements de protection individuelle, et à mobiliser des équipes médicales pour venir en aide aux plus vulnérables, y compris dans les camps de réfugiés.

  • L’UE soutient l’acquisition d’équipements médicaux 
    Le budget européen a été mobilisé à hauteur de 37 milliards d’euros pour acheter des masques et des respirateurs, mais aussi pour soutenir les PME et l’emploi dans les secteurs les plus touchés.

  • Achats groupés d’équipements médicaux
    Grâce au mécanisme d’achat conjoint de matériel médical, l’Union européenne a lancé des appels d’offre  couvrant différents types de masques, des gants, lunettes, écrans faciaux et combinaisons…
    Ces appels d’offres groupés sont un succès. Les producteurs ont fait des offres couvrant les quantités demandées et pour un prix moins élevé que si les Etats les achetaient seuls.

  • 100 Milliards d’euro pour soutenir le chômage partiel en Europe
    Cette aide temporaire est destinée à atténuer les risques de chômage en situation d’urgence afin d’aider les personnes à conserver leur emploi pendant la crise. Dénommée “SURE”, cette aide prévoit de doter les États membres d’un financement pouvant aller jusqu’à 100 milliards d’euros en couvrant une partie des coûts liés à la création de régimes nationaux de chômage partiel ou à l’extension de tels régimes.

  • Sécurisation des chaînes d’approvisionnement européennes
    Création de couloirs prioritaires pour les marchandises aux frontières intérieures des pays de l’UE afin d’assurer l’approvisionnement en biens et en équipements les magasins et les usines.

  • Assouplissement des règles en matière d’aides d’Etat
    Les règles sur les aides d’Etat ont aussi été assouplies temporairement pour permettre aux Etats de soutenir les entreprises mises en difficulté par la crise.

  • Suspension du Pacte de stabilité 
    L’objectif est de donner plus de flexibilité aux règles budgétaires européennes (critère des 3% de déficit). Cela donne ainsi aux gouvernements nationaux la capacité d’injecter dans l’économie réelle autant d’argent que nécessaire.

  • Création d’une plateforme de partage des données pour les chercheurs
    Cette plateforme européenne de données sur le COVID-19 a pour but de permettre aux chercheurs en Europe et dans le monde entier de recueillir et de partager rapidement les données de recherche disponibles.

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