L'Europe avance ... Laissez-vous transporter

 

Les transports dans l’Union européenne

 
Les grands parents partent à Barcelonne
Les transports dans l
 
 

Quelques dates clés

 
Le train
  • 1957 La politique des transports est inscrite dans les traités de Rome

  • 1992 Le traité de Maastricht prévoit l’établissement et le développement de réseaux transeuropéens (RTE) dans les secteurs des infrastructures du transport, des télécommunications et de l’énergie pour faciliter les communications entre pays européens

  • 2001 Dans le but de développer un transport moderne et durable à l’horizon 2010, l’Union européenne fixe des mesures pour encourager la diversité des modes de transports

  • 2006 La Commission européenne institue l’Agence exécutive du réseau transeuropéen de transport (TEN-T EA) chargée de gérer et d’optimiser la mise en œuvre du réseau transeuropéen de transport

  • 2007 Livre vert de la Commission « Vers une nouvelle culture de la mobilité urbaine" pour faire face aux défis du transport urbain
 
 

Comment ça fonctionne ?

 
La politique des transports était l’une des premières politiques communes prévues par les traités de Rome. Aujourd’hui, l’Union européenne intervient non seulement pour la création d’un véritable réseau transeuropéen de transport, principalement des lignes ferroviaires mais elle prend également des décisions en matière de modernisation, de respect de l’environnement et de règles de sécurité.
 
 
 

Les exemples concrets

 
 
L'ouverture d'axes majeurs européens
 
Une liste de 30 projets prioritaires a été arrêtée, représentant un investissement global de 225 milliards d'euros à l'horizon 2020. Ils peuvent bénéficier de financements européens à hauteur de 20%. Il s'agit de projets européens d'intérêt commun qui ,notamment améliorent de manière significative la mobilité des personnes et des marchandises entre les pays de l'Union européenne; contribuent à la cohésion territoriale de l'union en intégrant les réseaux des nouveaux pays de l'UE et contribuent au développent durable des transports. Parmi ces 30 projets on peut évoquer par exemple pour la France : le train à grande vitesse Paris-Bruxelles-Cologne-Amsterdam, ou "l'Eurocaprail" sur l'axe ferroviaire Bruxelles-Luxembourg-Strasbourg.
 
 
Surbooké = remboursé
 
L L’Union européenne reconnaît des droits minima aux passagers en cas de refus d’embarquement contre leur volonté (surbooking). Le montant d’indemnisation oscille entre 250 et 600 euros en fonction de la distance du vol. Si un réacheminement dont l’heure d’arrivée ne dépasse pas considérablement l’heure d’arrivée initiale (entre deux à quatre heures selon la distance parcourue) peut être organisé par le transporteur, ce dernier peut réduire de 50 % le montant de l’indemnisation.
 
 
Lutte contre le terrorisme
 
L’Union européenne peut décider de nouvelles mesures visant à sécuriser davantage les vols. Récemment a été prise une mesure de restriction appliquée sur les liquides contenus dans les bagages en cabine. Les liquides, les aérosols, les gels et les substances pâteuses dépassant 100 ml sont interdits en cabine ou doivent être contenus dans un sachet en plastique transparent de 20x20 cm. (…) Cette mesure concerne tous les vols partant des aéroports de l’Union européenne ainsi que de la Norvège, de l’Islande ou de la Suisse, quelle que soit leur destination et quelle que soit la nationalité de la compagnie.
 
 
Pour que le handicap ne devienne pas un frein à la mobilité
 
Depuis juillet 2007, un règlement du Parlement européen et du Conseil de l’Union interdit à tout transporteur aérien de refuser d’embarquer, pour cause de handicap ou de mobilité réduite, une personne disposant d’un billet et d’une réservation valables. Seule exception à la règle : les cas où la taille de l’avion rend physiquement impossible l’embarquement ou le transport de cette personne. Dans ce cas, le transporteur aérien doit proposer une autre solution à la personne concernée ou procéder au remboursement du voyage.
 
 
Un temps pour tout
 
Le temps de conduite et de repos des conducteurs de camions de plus de 3,5 tonnes et de bus est réglementé au sein de l’Union européenne. De manière générale, la durée de conduite journalière ne doit pas dépasser 9 heures et la durée de conduite totale accumulée au cours de deux semaines consécutives ne peut dépasser 90 heures. Toutes les 4 heures et demie minimum une pause s’impose. Les véhicules doivent être équipés d’un tachygraphe, un appareil de contrôle qui enregistre les temps de conduite. Ces règles s’appliquent aux transports routiers de marchandises ou de voyageurs effectués dans la Communauté quel que soit le pays d’immatriculation du véhicule. A noter toutefois : ces règles de conduite ne s’appliquent pas aux véhicules des services réguliers de transport de voyageurs dont le parcours ne dépasse pas 50 km.
 
 
Pour arriver à bon port
 
Suite au naufrage du ferry « Estonia » en Mer Baltique en 1994 causant la mort de 852 personnes, l’Union européenne a pris des mesures pour renforcer la sécurité maritime. Afin d’atteindre un niveau de sécurité élevé à bord des navires transportant
des passagers, tout ferry doit nécessairement se conformer à certaines exigences techniques touchant notamment la stabilité et l’étanchéité du navire.
 
 
 

Le saviez-vous ?

 
  • Dans l’Union européenne, le port obligatoire de la ceinture de sécurité concerne désormais toutes les catégories de véhicules dont les sièges en sont équipés (voitures, minibus, autocars de tourisme, poids lourds etc.).

  • Plus d’1 milliard de tonnes de fret sont débarquées et embarquées dans les ports européens chaque année.

  • Dans le but de renforcer davantage la sécurité en Europe, la Commission européenne a établi une liste noire des compagnies aériennes qui font l’objet d’une interdiction d’exploitation dans l’Union européenne.

  • En mars 2007 a été inauguré le premier maillon (300 km) de la Ligne à Grande Vitesse Est européenne, une vraie prouesse technologique avec près de 330 ponts, viaducs, ouvrages souterrains et passages pour la faune, trois gares nouvelles et une vitesse commerciale des rames de 320 km/h. Cette ligne place Strasbourg à 2h20 seulement de Paris. Sa construction a été financée par l’Union européenne à hauteur de 320 millions d’euros pour un coût total de 3,1 milliards d’euros.