drapeau Georgie Géorgie

 
 
carte Géorgie
© Commission européenne
 
  • Adhésion au Conseil de l'Europe : 1999
  • Langue officielle : Géorgien
  • Capitale : Tbilissi
  • Plus grande ville : Tbilissi
  • Forme de l’état : République
  • Président : Giorgi Margvelachvili élu le 27 octobre 2013
  • Premier ministre : Guiorgui Kvirikachvili depuis le 30 décembre 2015
  • Superficie : 69 700 km²
  • Population : 4,49 millions d'habitants (2014)
  • Indépendance : 9 avril 1991
  • Religions principales : orthodoxe
  • Monnaie : Lari (GEL)
  • Indicatif téléphonique : +995 (GEL)
  • Fete nationale : 26 mai
 

Histoire

 
universitéLa Géorgie a une histoire vieille de 3000 ans. Peuplée dès l’époque paléolithique, la Géorgie était, entre les VIème et IVème siècles avant notre ère, divisée en deux régions: à l’ouest, la Colchide (partie occidentale de la Géorgie actuelle), terre mythique de la Toison d’or, à l’est, l’Ibérie (Géorgie orientale). Carrefour stratégique entre l’Orient et l’Occident, la Géorgie fut fréquemment envahie par des armées ennemies. Elle sut toujours garder son indépendance vis-à-vis des Arabes, des Mongols et des Turcs mais ne put résister aux puissances russes qui la colonisèrent, violant le traité de Guiorguievsk, signé entre les Géorgiens et les Russes, en l'an 1783, traité prévoyant un protectorat militaire russe sur la Géorgie, mais garantissant le maintient du royaume géorgien. Par conséquent, elle fut purement et simplement rattachée à l’Empire russe. Elle recouvra son indépendance en 1918.

Photo: université de Batoumi
© Parlement géorgien
 
  • 1918 : indépendance sous Noé Jordania, gouvernement social-démocrate.
  • 1921 : Occupation de Tbilissi par l’Armée Rouge. Fin de l’indépendance géorgienne.
  • Août 1924 : Insurrection générale contre l’occupation du pays par la Russie bolchévique.
  • 1928/1931/1936/1956/1962 : Répressions sanglantes contre le peuple géorgien toujours insoumis qui manifeste pour l'indépendance.
  • 1972 : Arrivée d'Edouard Chevardnadze à la tête du PC de Géorgie.
  • 1978 : Manifestation à Tbilissi pour la défense de la langue géorgienne.
  • 9 avril 1989 : Sanglante répression par les troupes spéciales du Ministère de l'Intérieur de l’URSS d'une manifestation pacifique à Tbilissi (43 morts).
  • 1990 : Victoire des indépendantistes aux premières élections républicaines libres. Zviad Gamsakhourdia en devient le Président.
  • 9 avril 1991 : Restauration de l'indépendance.
  • 1992 : Putsch militaire et déposition du Président Gamsakhourdia contraint à l'exil. Déclaration unilatérale d'indépendance par la République autonome d'Abkhazie et début du conflit armé avec la Géorgie.
  • 1993 : soutien russe pour faire cesser le conflit. Rejoint la CEI.
 
  • Janvier 1993 : Assassinat de Zviad Gamsakhourdia dans l'ouest de la Géorgie.
  • 1999 : accord de partenariat et de coopération avec l'UE.
  • novembre 2003 : Révolution des "Roses".
  • 2004 : Election de Mikheïl Saakashvili comme Président de la République de Géorgie. Il promet de récupérer les régions séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie.
  • 2006 : plan d'action politique européenne de voisinage avec l'UE.
  • Avril 2008 : la Russie se montre férocement opposée à l'intégration de la Géorgie dans l'OTAN. Le Premier Ministre russe, Vladimir Poutine, décide d'accroître le soutien de la Russie aux régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud en Géorgie.
  • 2008 : attentats commis en Abkhazie, la Russie accuse la Géorgie. Nouveaux combats entre forces géorgiennes et séparatistes pro-russes d'Ossétie du Sud.
  • 15/16 août 2008 : la Géorgie et la Russie signent l'accord de cessez-le-feu négocié par la présidence française de l'UE.
  • 2009 : contestation des "élections présidentielles" tenues en Abkhazie par l'UE, les pays candidats et potentiels à l'UE, les pays de l'AELE.
  • 2011 : accords visant à faciliter la délivrance de visas et les réadmissions avec l'UE.
 

Batoumi

 

BatoumiPerle de la mer Noire, cachée sous les montagnes du Caucase, Batoumi, capitale de la région autonome d'Adjarie, est un port important de la région. C'est ainsi sa situation géographique qui lui a conféré son nom, Batoumi venant du grec bathus qui signifie «profond».
Mais ce sont ses plages, entourées des montagnes majestueuses, qui font sa renommée auprès des voyageurs, contribuant ainsi à l'attrait touristique de la ville. C'est ainsi que son boulevard au bord du littoral, son parc avec un lac, son jardin botanique sont très prisés des touristes.

photo © gouvernement de la République autonome Adjara

 

La culture géorgienne

 
  • Le chant polyphonique
chantLe 18 mai 2001 l’UNESCO a proclamé le chant polyphonique géorgien comme chef d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité.
Le chant polyphonique est une tradition populaire autrefois omniprésente dans toutes les activités de la vie quotidienne, des chants de travail jusqu’aux chants de guérison ou aux chants de Noël. Les trois types de polyphonie géorgienne sont chacun pratiqués dans une région différente. La polyphonie géorgienne étonne par son originalité, sa beauté, sa richesse de formes et de genres musicaux. On y distingue trois types de polyphonie : la polyphonie complexe, très courante en Svanétie ; le dialogue polyphonique sur un bourdon de basse, surtout répandu en Kakhétie dans l’est de la Géorgie ; et la polyphonie contrastée comprenant trois parties chantées partiellement improvisées, caractéristique de l’ouest du pays.

© Tbilisi State Conservatoire

  • Les danses traditionnelles
danse traditionnelleLes danses traditionnelles géorgiennes résultent d'une tradition millénaire. Bien que maintes fois envahies, par les Perses, les Mongols, les Ottomans et les Russes, la Géorgie a su préserver son identité culturelle : c'est ainsi que sa musique rythmée au son du dohol (doli), tambour à deux peaux et joué avec une baguette et les deux mains, résonne encore joyeusement à travers le pays.
Par ailleurs, ces multiples invasion ont contribué à forger une culture musicale unique, à l'image de la danse lezginka qui, bien que partagée entre les peuples du Caucase, bénéficie d'une identité propre à chaque pays. Cette danse peut être interprétée aussi bien en solo qu'en couple ou en groupe. L'homme danse de manière rapide contrairement à la femme qui donne l'apparence de flotter au-dessus du sol; le couple ne se touche jamais.
Il est probable que certaines de ces danses traditionnelles trouvent leurs racines à l'époque païenne. L'aspect festif de la culture géorgienne a permis la transmission de ce savoir-faire artistique au cours des siècles, toute occasion étant prétexte à danser.

photo: danseurs
© http://www.lezginka.net
 
 

Le saviez-vous?

 
  • L'architecture ecclésiastique

patrimoine mondialDepuis le quatrième siècle la culture géorgienne repose sur la chrétienté. L'architecture ecclésiastique géorgienne combine le style à dôme avec le style de basilique, ce qui a contribué à la création d'ouvrages uniques au monde. A ce titre, certaines de ces oeuvres sont inscrites au Patrimoine mondial de l’UNESCO: la Cathédrale de Bagrati, les monuments de Mtskheta, les forteresses de Haut Svanétie.

Photo: Cathédrale Bagrati, Patrimoine mondial
© Parlement géorgien

 
Sources des textes:
Ambassade de la Géorgie, Paris
www.lezginka.net
 
 
 
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L'agenda européen


    • 24 septembre 2017

      Visite guidée du quartier européen de Strasbourg

    • Rendez-vous à 10h30 au pied des escaliers devant le Conseil de l’Europe, avenue de l’Europe. La visite proposée permettra de s’attarder devant le Conseil de l’Europe, la Cour européenne des Droits de l’homme, le Parlement européen, Arte… pour approfondir leurs histoires et leurs fonctions. Inscription au 03 68 00 09 10 ou lieudeurope@strasbourg.eu
    • 1 octobre 2017

      1 heure pour comprendre "L'Europe à Strasbourg"

    • Après son titre de « capitale de Noël », Strasbourg « capitale européenne » est probablement l’autre titre de la ville le plus connu en France et à travers le monde. Pourtant lorsque l’on vous pose des questions sur les institutions européennes à Strasbourg, vous vous sentez désarmé pour expliquer la différence entre l’Union européenne et le Conseil de l’Europe, le rôle précis de ces institutions qui font la singularité de la capitale alsacienne. Dimanche 1er octobre à 16h30, le Centre d’Information sur les institutions Européennes et le Lieu d’Europe vous proposent une séance de « rattrapage » d’une heure pour décoder l’Europe à Strasbourg. A l’issue de cet atelier, l’Europe des 47, des 28, Parlement européen, Conseil de l’Europe, CEDH, n’auront plus de secret pour vous !
      Entrée libre - Lieu d'Europe - 8 rue Boecklin à Strasbourg


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