Question 1: D'après vous, quel a été jusqu'à aujourd'hui l'apport de l'Union européenne en matière d'environnement?Nicolas Hulot:
L'apport de l'Union européenne m'apparaît décisif. On la vu sur les principaux dossiers de fond comme la directive REACH sur l'enregistrement, ou les quotas d'émissions de CO2 au regard de l'épineuse question du réchauffement climatique.
Sans l'influence de la Commission et du Parlement, les États nationaux en resteraient à des mesures beaucoup plus timorées.
L'Europe s'avère de plus en plus comme une avant-garde de la conscience et de l'action écologique su la scène internationale. Elle tire vers le haut les politiques environnementales de chacun des pays qui la composent.
Question 2: En quoi l'Union européenne peut-elle, selon vous, avoir un rôle important pour la protection de l'environnement?Nicolas Hulot:Le rôle de l'Union européenne est de plus en plus indispensable. D'abord parce qu'il se situe au niveau d'un continent économiquement puissant et internationalement influent, c'est à dire à une bonne échelle pour traiter sérieusement des problèmes écologiques qui se posent et qui, par définition, n'ont pas de frontières. Ensuite parce qu'elle sert de plus en plus de point d'appui, de levier, aux choix politiques qui relèvent des décisions nationales. L'écologie suppose une cohérence nationale. Le niveau européen garantit des mesures efficaces et coordonnées. Désormais l'exigence écologique, au même titre que les Droits de l'Homme, devient constitutive de l'identité européenne et je m'en félicite.